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Ados VS Parents : quand la guerre à la maison est une question de communication

25 août 2026 par
Alcyone Guillevic

C’est la guerre à la maison. Une crise d’angoisse pointe le bout de son nez dès que le mot “devoir” est prononcé. Au point que vos enfants vous disent qu’ils ont soit déjà tout fait en perm’, soit qu’ils ont des profs géniaux qui ne leur donnent jamais de travail à la maison. Spoiler alert : c’est faux. Chers parents, c’est normal, vous ne parlez pas le “djeunz” et ils ne parlent pas le “boomer”.

Ce qu'ils disent VS ce que vous comprenez 

Il existe toujours un fossé entre ce que vos ados vous disent, et ce que vous comprenez vraiment. Il faut aussi ajouter à cela leur difficulté à exprimer ce qu'ils ressentent ou leurs besoins avec les "bons" mots. Et puis vous... vous avez votre expérience, votre regard d'adulte, le recul nécessaire. Vous comprenez bien mieux les enjeux derrière chaque examen. Votre coeur de parent prend le dessus face à votre progéniture qui a grandi beaucoup plus vite que prévu. Le passage à l'adolescence bouleverse l'équilibre. Il s'agit presque d'un deuil à traverser : dire au revoir à l'être tout mignon qui a envie et besoin de vous à ses côtés, qui vous demande de l'aide constamment, qui veut jouer avec vous, apprendre à vos côtés pour laisser place à l'ado sûr de lui (ou non), dans le conflit, à l'humeur changeante, etc. 

Je suis certaine que beaucoup de parents se reconnaîtront dans les exemples ci-dessous. 

  • "Je m'en fiche" →  Il est insolent, paresseux, il ne prend rien au sérieux.
  • "J'ai le teeeeemps, ça vaaaa !" → Il procrastine, il ne comprend pas l’enjeu et l’importance de l’école.
  • "Ca ne sert rien, de toutes les façons" → Il procrastine, il ne comprend pas l’enjeu et l’importance de l’école.
  • "Je n'y arriverai jamais" → Il n’a pas essayé ! Il abandonne déjà !
  • "J'ai pas eu le temps !" → Il me ment, il devait être sur son téléphone. Il s’y prend toujours au dernier moment.
  • "C'est la faute du prof !" → Il fuit ses responsabilités, il n’assume rien et se cherche des excuses.
  • "Tu peux pas comprendre" → Il me manque de respect, me rejette et oublie que j’ai été à sa place.
  • "C'est bon, je gère roh" → Il me ment, il ne gère rien du tout, il me dit ça pour être tranquille.
  • "T'es toujours sur mon dos" →  Il me rejette, se braque et refuse mon aide.
  • "Laisse-moi tranquille, je vais le faire" → Il préfère échouer que recevoir mon aide. Il m’envoie balader.

Ce qu'ils veulent VRAIMENT vous dire 

Les adolescents peinent parfois à se faire comprendre. Eh oui, tout comme vous au même âge, ils n'ont pas toujours le recul nécessaire pour comprendre ce qui se trame en eux, la raison de leurs réactions, alors ils vont droit au but, manquent de tact, s'énervent, ont le sentiment que vous ne pouvez pas les comprendre. 

L'affect rend la communication compliquée ! Vous souhaitez le meilleur pour eux, mais à ce stade, leur cerveau encore en construction peine à s'en rendre compte. 

Voici les mêmes phrases, mais cette fois-ci avec le traducteur intégré ! Derrière les piques, l'air insolent ou complètement déconnecté de la réalité, que veulent vraiment dire vos ados ? 

  • "Je m'en fiche" → Je préfère dire que je m’en fiche plutôt que d’avouer que j’ai peur d’échouer, ou que je me sens nul.le. C’est un bouclier.
  • "J'ai le teeeeemps, ça vaaaa !" → J’ai du mal à me projeter ou à organiser mon travail. Cela m’angoisse, donc je repousse.
  • "Ca ne sert rien, de toutes les façons" → Je ne vois pas le sens de ce que j’apprends. J’ai besoin qu’on me montre à quoi ça peut servir dans la vraie vie, ou qu’on me reconnecte à ma motivation.
  • "Je n'y arriverai jamais" → Je suis en perte de confiance. J’ai besoin qu’on me sécurise, qu’on m’aide à fractionner la tâche.
  • "J'ai pas eu le temps !" → J’ai été dépassé.e, distrait.e, j’ai besoin d’aide pour prioriser. Parfois, j’ai honte de ne pas avoir tenu mes engagements.
  • "C'est la faute du prof !" → Je me suis senti.e perdu.e, incompris.e, ou j’ai vécu une injustice. J’ai besoin d’être rassuré.e et guidé.e dans ma méthode.
  • "Tu peux pas comprendre" → J’ai peur d’être jugé.e, ou de ne pas trouver les bons mots pour expliquer ce que je ressens. J’ai besoin d’être écouté.e sans pression.
  • "C'est bon, je gère roh" → Je veux de l’autonomie, je teste mes limites. Mais j’ai souvent besoin qu’on vérifie derrière… sans que je me sente infantilisé.e.
  • "T'es toujours sur mon dos" → J’ai du mal à gérer la pression. Même si tu veux m’aider, je le vis comme une surveillance ou une critique. J’ai besoin d’espace, mais aussi de savoir que tu restes là, si j’ai besoin de toi.
  • "Laisse-moi tranquille, je vais le faire" → J’ai besoin qu’on me laisse une marge de manœuvre pour ne pas me sentir infantilisé.e. Mais en réalité, je doute, et j’ai peur de ne pas y arriver sans que tu t’en rendes compte.

Quand les cours particuliers ramènent la paix à la maison

Mon expérience en tant que coach depuis plus de 10 ans m'a permis de prendre conscience du combat perpétuel qui existe entre les parents et les enfants, d'autant plus à l'approche du brevet ou du bac de français. 

Je fais connaissance avec des parents stressés car ils ne comprennent pas le cadre de l'examen, ce que cela demande comme travail, comme révisions. Ils ont pourtant tous un point commun : les parents veulent voir leurs enfants réussir et sont prêts à tout pour cela. 

Oui, j'ai déjà rencontré une maman si angoissée pour le bac de français de son ado qu'elle s'est mise en arrêt tout le mois de juin pour l'aider à réviser. Oui, j'ai assisté à des disputes parents/enfant parce que l'ado n'a pas fait le travail demandé, ne révise pas assez vite, assez bien, assez "comme il faut". 

Alors, j'ai compris. J'ai compris qu'avant de coacher les enfants, il fallait que j'accompagne leurs parents en me présentant comme leur pilier. J'ai l'envie profonde de ramener la paix à la maison, sur le sujet des révisions. Comment est-ce que cela se concrétise vraiment ? 

  • Je suis devenue traductrice officielle entre les parents et leurs enfants ! J'ai à coeur de reformuler ce que les ados disent ou ce que leurs parents disent lorsqu'on échange sur le quotidien, leurs émotions, leurs sentiments. 
  • Je tempère toujours la situation lorsqu'à la fin de chaque session de révision, la tension monte entre les ados et leurs parents. Toute l'année, je construis un lien de confiance avec les ados, ce lien si précieux qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions, d'évoluer, de réussir. Je ne suis pas là pour prendre parti lorsqu'une dispute éclate. Je sais que certains parents tentent de me rallier à leur cause pour que je "donne une leçon de morale" à leur ado. Je comprends cette démarche. Ils essaient d'avoir un impact, de créer une prise de conscience chez leur enfant. Seulement... je suis l'alliée des parents ET de l'ado que j'accompagne. Mon regard extérieur m'offre la possibilité d'expliquer un point de vue différent, plus posé, moins "émotionnel". 
  • Je rassure les parents : oui l'ado ne révise peut-être pas comme ils le souhaiteraient, mais nous avançons. Je leur donne la visibilité que leur ado ne leur communique pas ou plus. Points forts, réussites, organisation, je mise sur ce qui vous inquiète réellement et suis transparente. Il y a des choses qu'il ne sait pas faire, et c'est OK ! Et... j'aime aussi rassurer les parents : votre enfant n'est pas le seul sur Terre à ne pas faire ci ou cela. Ils sont bien souvent presque tous confrontés aux mêmes réalités ! Le simple fait de désacraliser cela permet aux parents de retirer un peu de poids de leurs épaules et de celles de leur ado. 
  • Je suis disponible à tout moment : j'insiste énormément sur ma disponibilité avant, pendant et après les coachings. Par téléphone, SMS, mail... session urgente à caler, je souhaite devenir le pilier de la famille pour les révisions afin qu'en cas de crise, je sois la personne contactée. Mon recul me permet de trouver des solutions et j'ai la chance inouïe d'accéder à une part de personnalité de votre ado, grâce au lien de confiance créé, à laquelle vous n'avez pas toujours accès en tant que parent. Je révise avec lui, je connais ses points forts, ses points faibles, je l'ai observé attentivement à chaque session, j'anticipe ses réactions, je lis entre les lignes. Je sais ce qui est attendu à l'examen, laissez-moi voir ce qui bloque avec lui. 

Ma réussite ? Lorsque les parents me contactent et me confient leur crainte, me demandent des conseils ou des explications sur des notions ou les examens. Je comprends alors qu'ils veulent profiter de mon expérience, de mon regard externe et surtout... je comprends qu'ils me font confiance. Cela vaut tout l'or du monde. Je m'immisce chaque année dans le quotidien de plusieurs familles, confiance et transparence sont primordiales et comptent beaucoup pour moi. 

Vous souhaitez en savoir plus sur mes accompagnements ? Réservez votre appel découverte gratuit ! 


(Crédit photo : Pexels - Kaboompics)

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